Les pérégrinations estivales avec les grands-parents induisaient généralement une escale vers la Motte-d'Aveillans ou Nantes-en-Ratier, entre Notre-Dame de Commiers et la Mure, avant de bifurquer vers la Drôme, ou poursuivre plus avant dans le Trièves, vers les confins des Hautes-Alpes, vers Mens, Corps et Notre-Dame de la Salette. ou les
Un de mes plaisirs à cette étape, était de lire, ou relire, la pile de Sylvain et Sylvette stockée dans la chambre des enfants où nous avions notre "dortoir". Les deux héros y vivaient des aventures dignes des fables de La Fontaine, à mi-chemin entre le petit chaperon rouge et l'histoire de Hansel et Gretel, où les animaux incarnaient défauts ou qualités généralement prêtés aux hommes. La lecture était un puissant palliatif à l'ennui lors de ces retrouvailles... et je dévorais tout ce qui me tombait entre les mains !
Je m'y perdais toujours dans la généalogie de cette branche de la famille... et je ne sais toujours pas si nous étions ici en famille ou chez une vieille amie institutrice de la même classe que mamy.
dimanche 14 janvier 2018
Je me souviens... des guêpes à Poyols
Nous passions tous nos étés non loin de Grenoble, sur les corniches bordant le Drac.
Les grands-parents nous traînaient partout dans leur sillage. Le mois d'août était pour eux l'occasion de renouer avec les amis restés en Dauphiné, et la famille plus ou moins proche qui s'éparpillait entre sud-Isère et Drôme.
L'un des pélerinage type consistait à aller dans la Drôme, de l'autre côté du massif du Vercors, dans la profondeur du diois, de Beaurières à Poyols, en passant par Luc-en-Diois, pour terminer vers Die et Crest.
Mamy retrouvait dans ces villages des cousines éloignées ou des copines de l'école normale fréquentée 40 ou 50 ans auparavant.
Et donc, par un jour torride du mois d'août, après des heures passées à table ou à jouer aux cartes avec les cousins de Poyols, dans la fraîcheur relative des vieilles maisons, l'heure de se remettre en route sonne. Branle-bas de combat. Recharger la voiture, courir après les petits-enfants occupés à patauger dans un ruisseau, et enfin mettre le moteur en route... sur fond de juron contenu : une guêpe avait élu domicile sur le siège passager, restant inaperçue jusqu'à ce que la conductrice ne vienne l'écraser sans ménagement.
Bref : on coupe le moteur, on fait sortir tous les passagers. Nous, les trois terreurs que nous étions, sommes sommées d'aller nous promener quelques minutes en attendant que le convoi soit à nouveau prêt à démarrer, lorsque l'extraction du dard aura été menée à bien : la satanée bestiole avait infligé sa blessure au pire endroit soit, et l'opération nécessaire pour soulager mamy n'était en aucun cas un spectacle pour des enfants !
Autant dire que 40 ans plus tard, on en rit encore !
Les grands-parents nous traînaient partout dans leur sillage. Le mois d'août était pour eux l'occasion de renouer avec les amis restés en Dauphiné, et la famille plus ou moins proche qui s'éparpillait entre sud-Isère et Drôme.
L'un des pélerinage type consistait à aller dans la Drôme, de l'autre côté du massif du Vercors, dans la profondeur du diois, de Beaurières à Poyols, en passant par Luc-en-Diois, pour terminer vers Die et Crest.
Mamy retrouvait dans ces villages des cousines éloignées ou des copines de l'école normale fréquentée 40 ou 50 ans auparavant.
Et donc, par un jour torride du mois d'août, après des heures passées à table ou à jouer aux cartes avec les cousins de Poyols, dans la fraîcheur relative des vieilles maisons, l'heure de se remettre en route sonne. Branle-bas de combat. Recharger la voiture, courir après les petits-enfants occupés à patauger dans un ruisseau, et enfin mettre le moteur en route... sur fond de juron contenu : une guêpe avait élu domicile sur le siège passager, restant inaperçue jusqu'à ce que la conductrice ne vienne l'écraser sans ménagement.
Bref : on coupe le moteur, on fait sortir tous les passagers. Nous, les trois terreurs que nous étions, sommes sommées d'aller nous promener quelques minutes en attendant que le convoi soit à nouveau prêt à démarrer, lorsque l'extraction du dard aura été menée à bien : la satanée bestiole avait infligé sa blessure au pire endroit soit, et l'opération nécessaire pour soulager mamy n'était en aucun cas un spectacle pour des enfants !
Autant dire que 40 ans plus tard, on en rit encore !
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