dimanche 14 janvier 2018

Je me souviens... des guêpes à Poyols

Nous passions tous nos étés non loin de Grenoble, sur les corniches bordant le Drac. 
Les grands-parents nous traînaient partout dans leur sillage. Le mois d'août était pour eux l'occasion de renouer avec les amis restés en Dauphiné, et la famille plus ou moins proche qui s'éparpillait entre sud-Isère et Drôme. 

L'un des pélerinage type consistait à aller dans la Drôme, de l'autre côté du massif du Vercors, dans la profondeur du diois, de Beaurières à Poyols, en passant par Luc-en-Diois, pour terminer vers Die et Crest.

Mamy retrouvait dans ces villages des cousines éloignées ou des copines de l'école normale fréquentée 40 ou 50 ans auparavant.  

Et donc, par un jour torride du mois d'août, après des heures passées à table ou à jouer aux cartes avec les cousins de Poyols, dans la fraîcheur relative des vieilles maisons, l'heure de se remettre en route sonne. Branle-bas de combat. Recharger la voiture, courir après les petits-enfants occupés à  patauger dans un ruisseau, et enfin mettre le moteur en route... sur fond de juron contenu : une guêpe avait élu domicile sur le siège passager, restant inaperçue jusqu'à ce que la conductrice ne vienne l'écraser sans ménagement. 

Bref : on coupe le moteur, on fait sortir tous les passagers. Nous, les trois terreurs que nous étions, sommes sommées d'aller nous promener quelques minutes en attendant que le convoi soit à nouveau prêt à démarrer, lorsque l'extraction du dard aura été menée à bien : la satanée bestiole avait infligé sa blessure au pire endroit soit, et l'opération nécessaire pour soulager mamy n'était en aucun cas un spectacle pour des enfants ! 

Autant dire que 40 ans plus tard, on en rit encore !

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